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Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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GNAN, GNIAN, onomat.
Fam. [Gén. répété plusieurs fois]
I. − [S'emploie pour transcrire le bruit produit par la mastication; cf. miam] Nous le mettons [le morceau de viande] sous la selle, sur le dos du cheval; nous donnons un temps de galop, et (faisant le mouvement d'un homme qui déchire à belles dents) gnian, gnian, gnian, nous nous régalons comme des princes (Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p. 258).
II. − [S'emploie pour transcrire l'impression sonore d'un discours dont on veut indiquer qu'il est ennuyeux, geignard et sans consistance] Oui, défendez-la, vous! Oh! je sais bien comment il faut être pour vous plaire... allez! (Prenant le binocle de la duchesse et le mettant sur son nez). Esthétique! Schopenhauer! Le moi! Le non-moi! Et coetera!... gnan!... gnan!... gnan! (Pailleron, Monde où l'on s'ennuie,1869, II, 7, p. 120).
Rem. Dans cet emploi on utilise plus volontiers auj. et gna... gna... gna.
Prononc. et Orth. : [ɳ ɑ ̃]. Cf. gnangnan. Étymol. et Hist. 1784 (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, II, IV). Onomatopée qui imite les pleurs de quelqu'un (FEW t. 7, p. 4b, s.v. ñan).