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GLAPISSEMENT, subst. masc.
A. − Cri aigu de l'animal qui glapit. Le glapissement enroué des renards (Pergaud, De Goupil,1910, p. 129) :
À travers le sommeil les sens guettent, anxieux du glapissement soudain, de l'aboi à deux temps du renard qui mène un gibier... Genevoix, Raboliot,1925, p. 10.
B. − P. anal.
1. Son de voix, cri aigu et désagréable. Les glapissements atroces des collégiens qu'on laissait chanter la messe (Sand, Hist. vie, t. 3, 1855, p. 312).Les rires redoublèrent, puis cessèrent de nouveau brusquement et pour la première fois on entendit le glapissement des femmes massées contre la grille (Bernanos, M. Ouine,1943, p. 1500).
Au fig. Invectives criardes. Ils entendaient ses glapissements de haine contre l'ordre social (Bourget, Actes suivent,1926, p. 103).
2. Bruit fort et aigu. Pendant que la batterie de 75 qui est à cent mètres derrière continue ses glapissements (Barbusse, Feu,1916, p. 231).Le tonnerre du Matterhorn couvrit le glapissement de la tempête (Peyré, Matterhorn,1939, p. 278).
Prononc. et Orth. : [glapismɑ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1538 (Est., p. 309a, s.v. gannitus ds Rom. Forsch. t. 31, p. 71). Dér. de glapir*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 79.