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GIN, subst. masc.
Eau-de-vie de grains (d'orge, d'avoine, de blé), aromatisée avec des baies de genièvre, populaire dans les pays anglo-saxons. Un verre de gin; ivre de gin. Le gin et le whisky emportent le palais avec leurs stridents éclats de pistons et de trombones (Huysmans, À rebours,1884, p. 63).Le teint rouge comme si sa boisson favorite avait été plutôt le gin que le thé (Proust, J. filles en fleurs,1918, p. 829) :
Le romancier suivit le sergent et ses recrues, entra derrière eux dans un bar, s'assit à une table voisine et les écouta causer. Ils commencèrent par boire des whisky sodas, puis du gin pur. Tharaud, Dingley,1906, p. 20.
Gin(-)fizz. Cocktail au gin et au citron. On leur apporta subséquemment des gin-fizz (Queneau, Loin Rueil,1944, p. 190).Il (...) me fit servir un gin-fizz, avec très peu de gin : je me soumettais amoureusement à sa vigilance (Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 267).
Prononc. et Orth. : [dʒin]. Homon. djinn. Graph. gyn (cf. Sue, Atar Gull, 1831, p. 2). Plur. non mentionné; on propose des gins. Gin(-)fizz écrit avec ou sans trait d'union (cf. Lexis 1975) ou soudé en ginfizz doit demeurer invar. au plur. : des gin(-)fizz (comme il est attesté ds Queneau, loc. cit.) ou ginfizz. Étymol. et Hist. 1759 (Rich.). Empr. à l'angl.gin, abrév. de geneva désignant d'abord (début xviiies., cf. NED) une boisson hollandaise et empr. au néerl. genever, jenever, lui-même apparenté à l'a. fr. genevre (v. genièvre; De Vries Nederl.). Fréq. abs. littér. : 73. Bbg. Bonn. 1920, p. 65.