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GERFAUT, subst. masc.
Oiseau de proie de la famille des Falconidés, caractérisé par une grande taille, un plumage clair, qui vit dans les régions froides du globe, et qui était jadis utilisé en fauconnerie. Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal (Heredia, Trophées,1893, p. 111).Il ne portait qu'une chemise de lin blanche comme une hostie, avec un gant de mailles pour son gerfaut (La Varende, Esculape,1949, p. 114) :
On n'avait rien ménagé pour que les dons offerts à Bajazet pussent le disposer favorablement. On connaissait son goût pour la chasse à l'oiseau; on savait que chaque année le seigneur de Milan lui envoyait des faucons blancs de l'espèce nommée gerfaut. Tant rares qu'ils fussent, on se hâta de s'en procurer. Barante, Hist. ducs Bourg., t. 2, 1821-24, p. 201.
Prononc. et Orth. : [ʒ ε ʀfo]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1180 girfaus (cas rég. plur.) ornith. (G. de Berneville, Gilles, éd. G. Paris et A. Bos, 1553); fin xiiies.-début xives. [date du ms.] jerfaus (Chansonnier de Berne, 389, 172, 2 ds T.-L.). Mot composé de l'a. fr. gir « vautour » (ca 1200 ds T.-L.), empr. de l'a. h. all. gîr « id. », et de faus (cas suj. sing. de faucon*, dep. ca 1175, Benoit de Ste-Maure, Chronique des Ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 4234). Gir a été rattaché par étymol. pop. au rad. du verbe girer « tourner » (v. girolle), d'où la nécessité d'ajouter un élém. à ce mot pour en préciser le sens; cf. Bl.-W.5et FEW t. 16, p. 43b. Fréq. abs. littér. : 15. Bbg. Murlett (W.). Lit. germ.rom. Philol. 1921, t. 42, p. 325. - Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 160, 400.