× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
GEÔLIER, -IÈRE, subst.
A. − Subst. masc. Celui qui garde les prisonniers, gardien de prison. Jadis le geôlier, chargé de la garde des prisonniers, percevait le geôlage (Bach.-Dez.1882).Le geôlier, qui apporta la soupe, promit à Brotteaux de le mettre à la pistole, moyennant finance, dès qu'il aurait de la place (A. France, Dieux ont soif,1912, p. 233) :
Où vas-tu beau geôlier Avec cette clé tachée de sang Je vais délivrer celle que j'aime S'il en est encore temps... Prévert, Paroles,1946, p. 216.
Rem. Le fém. geôlière se rencontre dans des emplois métaph. L'ombre n'a pas besoin de clefs ni de verrous, L'ombre est forte. La mort est la grande geôlière (Hugo, Légende, t. 2, 1859, p. 423). La science étant sa geôlière, Le sage Félix Wrotnowski Se verse, rue 8 Barouillère, De l'algèbre pour riquiqui (Mallarmé, Vers circonst., 1898, p. 95). Emploi adj. Voici un livre scandaleux [Un beau ténébreux, de Julien Gracq] dont une société geôlière ne devrait pas permettre qu'il parût (M. Nadeau ds Fontaine, no43, juin 1945, p. 419).
B. − Subst. fém. Femme du geôlier. As-tu du quibus? Il parut inquiet, il ne comprenait pas le mot quibus. La geôlière, voyant ce mouvement, jugea que les eaux étaient basses (Stendhal, Chartreuse Parme,1839, p. 32).
Prononc. et Orth. : [ʒolje], fém. [-ljε:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694. Sans accent de 1694 à 1762. Étymol. et Hist. Ca 1225 gaiolier, jaiolier (Bueve de Hantone, II, éd. A. Stimming, 2882 et 2897). Dér. de geole*; suff. -ier*. Fréq. abs. littér. : 480. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 639, b) 381; xxes. : a) 367, b) 216.