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GALILÉEN1,-ENNE, adj. et subst.
De Galilée.
A. − (Celui, celle) qui est né(e) en Galilée, qui y habite. Suivant la tradition orientale, Matthieu ou Lévi aurait été Galiléen et de la ville même de Nazareth (P. Leroux, Humanité, t. 2, 1840, p. 792).
B. − (Ce) qui est propre à la Galilée, qui en a certaines caractéristiques. On entend les cigales... Sérénité galiléenne (Morand, Homme pressé,1941, p. 32).
C. − En partic.
1. Le Galiléen. Le Christ, dont la majeure partie de la vie se passa en Galilée :
1. ... elle aussi peut aider de ses prières la pauvre âme en peine. (...) tout naturellement ce sont les phrases de l'Ave qui montent à ses lèvres : « Je vous salue, Marie, pleine de grâce... » Aviez-vous douté d'elle, mère du Galiléen? Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 152.
[P. allus. à la phrase que Julien l'Apostat aurait prononcée en recevant une flèche mortelle lors d'une bataille et jugeant que sa mort consacrait la victoire du christianisme sur le paganisme : Tu as vaincu, Galiléen] « Ô Galiléen! tu ne prévaudras point contre moi! » s'écria Lucien [mis aux arrêts par son colonel] (Stendhal, L. Leuwen, t. 1, 1836, p. 133).
2. P. ext.
a) (Celui, celle) qui était disciple du Christ, dans les premiers siècles :
2. Les sophistes dont Julien étoit environné, se déchaînèrent contre le christianisme, à l'exemple de leur maître. L'empereur lui-même ne dédaigna pas de se mesurer avec les méprisables Galiléens. Chateaubr., Génie, t. 1, 1803, p. 4.
b) Adj. Relatif à celui-ci, à sa foi. Alors Julien était chrétien comme son père (...) il avait été formé dès l'enfance à la piété galiléenne (A. France, Vie littér., t. 4, 1892, p. 255).
Prononc. : [galileε ̃], fém. [-eεn]. Étymol. et Hist. 1544 (La Bible en françoys, Lyon, Sabon, III, 63). De Galilée, région de la Palestine; suff. -éen*.