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FLAGRANCE, subst. fém.
A.− Littér. Éclat, caractère brûlant de quelque chose. Il y manque [l'expression dans les Paroles d'un Croyant] un certain éclat nouveau, et, si j'ose ainsi parler, une sorte de flagrance (Sainte-Beuve, Portr. contemp.,t. 1, 1846-69, p. 246).
B.− État de flagrant délit. Un crime se commet : s'il y a flagrance, les inculpés sont emmenés au corps de garde voisin et mis dans ce cabanon nommé par le peuple violon (Balzac, Splend. et mis.,1846, p. 358):
1. Tandis que vous avancez vos affaires, d'une façon à laquelle, certes, on ne peut se méprendre, peut-être que le dragon [la mère de la jeune fille] vous regarde tranquillement, et n'attend que l'instant de flagrance maxima pour ameuter le wagon, vous faire arrêter... Montherl., Pte Inf. Castille,1929, 1repart., p. 594.
Au fig. :
2. Chirico a reconnu alors qu'il ne pouvait peindre que surpris (surpris le premier) par certaines dispositions d'objets et que toute l'énigme de la révélation tenait pour lui dans ce mot : surpris. (...) En deçà de ces dispositions d'objets qui présentèrent pour lui une flagrance particulière, encore y aurait-il lieu de fixer l'attention critique sur ces objets eux-mêmes... Breton, Nadja,1928, pp. 13-14.
Prononc. : [flagʀ ɑ ̃:s]. Étymol. et Hist. 1611 (Cotgr.). Dér. de flagrant*; suff. -ance*. Fréq. abs. littér. : 4.