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FUMETERRE, subst. fém.
Plante dicotylédone à feuilles très découpées et à petites fleurs de couleur pourpre, rose, blanchâtre qu'on rencontre dans les cultures ou au bord des chemins et dont l'espèce la plus commune, la fumeterre officinale, a des propriétés dépuratives et antiscorbutiques. Infusion, sirop de fumeterre. Les tiges diffuses de la fumeterre aux fleurs roses et noires (Balzac, Lys,1836, p. 121).Je me plaisais à voir (...) la fumeterre des chèvres s'incliner au vent sur les vieux murs (Chateaubr., Mém.,t. 3, 1848, p. 409).Des potentilles pareilles à des gouttes de soleil (...) et des fumeterres, des érodiums, et des seneçons mêlés aux pissenlits (Genevoix, Boîte à pêche,1926, p. 271).
REM. 1.
Fumarique, adj.Acide fumarique. Acide contenu dans la fumeterre et certains autres végétaux. Au contraire l'acide fumarique inactif de la fumeterre prendrait naissance dans des conditions différentes, du genre de celles qui permettent de le préparer artificiellement à l'aide de l'acide malique (Pasteur, Travaux,1895, p. 13).
2.
Fumatiacées, subst. fém. plur.Famille de plants dycotylédones dont le type est la fumeterre (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth. : [fymtε:ʀ]. Ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. Mil. xiiies. (Gloss. B.M. Harley 978 ds T.-L. : fumus terre : fumetere). Empr. au lat. médiév. fumus terrae, bot. (v. supra et av. 1250 ds Latham), proprement « fumée de la terre », parce que le suc de cette plante ferait pleurer les yeux comme la fumée (cf. O. de Serres ds Littré).