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FREDONNER, verbe intrans.
A.− Vx. ,,Faire des fredons`` (Ac.).
B.− Usuel. Chantonner ou chanter à mi-voix sans articuler d'une manière distincte. Elle fredonne sans cesse, elle aime à fredonner (Ac.). Aussi Jacquotte riait-elle, rossignolait-elle par les escaliers, toujours fredonnant quand elle ne chantait point, et chantant quand elle ne fredonnait pas (Balzac, Méd. camp.,1833, p. 31).On l'entendait fredonner sur l'air d'une opérette en vogue (A. Daudet, Rois en exil,1879, p. 136):
1. ... les femmes criaient ou adoptaient des voix de tête qu'elles considéraient comme angéliques, tandis que les hommes descendaient à l'octave et se contentaient de fredonner. Queffélec, Recteur,1944, p. 24.
P. ext. Émettre un son, un bruit indistinct. L'eau de l'apozème fredonnait (Arnoux, Rossignol napol.,1937, p. 10).
Emploi trans. Fredonner un air, une chanson. Il fredonne le commencement de la sonate (Claudel, Soulier,1929, 2ejournée, 2, p. 717):
2. ... quelques ouvrières qui fredonnent en travaillant, la romance dont elles ont appris l'air en écoutant les orgues de Barbarie... Jouy, Hermite,t. 1, 1811, p. 303.
Prononc. et Orth. : [fʀ ədɔne], (il) fredonne [fʀ ədɔn]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1547 iron. (Du Fail, Propos rustiques, éd. J. Assézat, p. 23). Dér. de fredon*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 238 (fredonnant : 76). Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 188, b) 396; xxes. : a) 367, b) 416.
DÉR.
Fredonnement, subst. masc.Chant de celui, de celle qui fredonne. Ce fredonnement continuel est insupportable (Ac.).L'accent particulier de ses fredonnements (Balzac, Vendetta,1830, p. 170). [fʀ ədɔnmɑ ̃]. Ds Ac. 1835-1932. 1reattest. 1546 (Rabelais, Tiers Livre, éd. M. A. Screech, chap. 46, p. 311); de fredonner, suff. -(e)ment1*.
BBG. − Clouzot (H.). R. des Ét. rabelaisiennes. 1912, t. 10, p. 491. − Henschel (B.). Qq. dat. nouv. du 18es. Fr. mod. 1969, t. 37, p. 118 (s.v. fredonnement).