× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
FRAISIL, subst. masc.
A.− Poussière de charbon subsistant en forêt sur la place des meules de charbon de bois après combustion. Et jamais, jamais je ne respire plus l'odeur humide des feuilles pourries et des étangs jonceux, ni l'âcreté légère du vent qui a passé sur les bois où cuit le fraisil (Colette, Cl. Paris,1901, p. 105).
Charbon pilé dont on saupoudre le moule où on jette la fonte, ou bien utilisé dans les hauts fourneaux, en métallurgie. Projeter du fraisil dans le four (cf. Barnérias, Aciéries,1934, p. 47).
B.− ,,Cendre du charbon de terre, dans une forge`` (Ac. 1798-1932). Fraisil de forge (Ser, Phys. industr.,1888, p. 458).
C.− P. anal. ,,Particules et résidus provenant du fraisage des métaux`` (Jossier 1881).
REM.
Fraisille, subst. fém.Poussières légères provenant du fraisage. Des fraisilles s'accrochaient à sa poitrine [du charpentier] sur quoi bâillait sa chemise (Pourrat, Gaspard,1922, p. 57).
Prononc. et Orth. : [fʀ εzi] ou p. harmonis. vocalique [fʀe-]. Pt Rob. note la possibilité de prononcer l final. Le mot est admis ds Ac. 1762-1932. Cf. chenil, fenil. Étymol. et Hist. 1676 « cendre du charbon de terre qui se trouve dans les ateliers des artisans qui travaillent le fer » (Félibien, p. 600). Altération, peut-être sous l'infl. de fraiser* de l'a. fr. faisil « noir de charbon, mâchefer » (1244-48, Huon de Cambrai, Regres Notre Dame, éd. A. Långfors, 76, 9; v. aussi Gdf.) encore vivant dans les dial. (cf. FEW t. 3, p. 357b) et remontant à un lat. pop. *facilis « qui appartient au, qui vient du brandon » (dér. du class. fax, facis « torche, flambeau, brandon »). Bbg. Cohn (G.). Arch. St. n. Spr. 1899, t. 103, p. 237.