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FOUETTARD, adj. masc.
Père(-)fouettard, père Fouettard
A.− Personnage imaginaire que la légende représente aux côtés du Père Noël (dans l'est de la France, aux côtés du personnage de Saint Nicolas), armé de verges pour corriger les enfants indisciplinés. Le père Abbé était plus calme, d'une bienveillance plus régulière. Il fermait les yeux sur les travers de chacun et regardait son prieur jouer le rôle de père-fouettard, sachant fort bien que les remontrances n'étaient que le prélude des gâteries : aussi souriait-il et des unes et des autres (Huymans, Oblat,t. 1, 1903, p. 65).Tel est le portrait du maître d'école que l'on a trop souvent à plaisir montré sous les traits d'un père fouettard, la férule à la main, entouré de bambins en bonnets d'âne (Menon, Lecotté, Vill. Fr.,t. 1, 1954, p. 40).
[Pour qualifier une pers. rude, revêche] Francisque Sarcey, journaliste de métier, a fait, pendant des années, la critique dramatique au Temps (...). C'était un Ra-Pla-Pla (...), un père fouettard et je comprends l'horripilation qu'il procurait à nombre de nos amis (L. Daudet, Brév. journ.,1936, p. 52).
B.− Arg. Les fesses. Il y a de quoi s'en taper le père Fouettard par terre (Sandry-Carr.1963, p. 177).L'avoir dans le père fouettard (Simonin, Pt Simonin ill.,1957, p. 219).
Prononc. et Orth. : [fwεtaʀd]. Cf. fouet. Prend la majuscule dans le cas où il désigne le personnage traditionnel de Noël, la minuscule au sens commun. Étymol. et Hist. 1610 (?) subst. « celui qui fouette » (Beroalde de Verville, Moyen de parvenir, Dessein [I, 67] ds Hug.); xviiies. frère foëtard (ds Esn.). Dér. du rad. de fouetter*; suff. -ard*. Fréq. abs. littér. : 4.