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FLOC1, onomat. et subst. masc.
I.− Onomat. [S'emploie pour noter un bruit semblable au bruit de la chute d'un corps solide dans un corps plus ou moins liquide, ou d'un corps plus ou moins liquide sur un corps solide] La bonne d'Amélie a entendu « floc! » elle l'a vue, dit-elle, dans le puits, sur le dos, et elle a crié (Renard, Journal,1909, p. 1248).Il se remettait à crépir, floc! à truellées bien égales, bien raccordées (Peyré, Matterhorn,1939, p. 35).
Loc. Faire floc. La pluie est tombée à torrents, de grosses gouttes faisaient floc dans la poussière (Vallès, J. Vingtras, Enfant, 1879, p. 6).Bulles chargées de gaz qui faisaient « floc! » en crevant (Mille, Barnavaux,1908, p. 120).
II.− Subst. masc. Bruit d'un corps qui fait floc. Le floc d'une pierre qui tombe dans un puits. Deux ornières étroites où le pied se prend comme dans un rail, ou bien (...) des flaques où il entre à grand floc (Barbusse, Feu,1916, p. 183).Les dommages étaient grands. Aussi n'était-ce de toute part que raclement de truelles, flocs de ciment contre les moellons déchaussés (Peyré, Matterhorn,1939, p. 40).
Rem. 1. L'accord ne se fait pas toujours au plur. À notre premier coup de feu, ils [des soldats] sautèrent dans le marais avec des « floc » d'énormes grenouilles (Vercel, Capit. Conan, 1934, p. 240). 2. Le mot est parfois redoublé ou associé à flic*. On entendait le floc-floc de leurs oreilles [des taureaux] claquant sans cesse contre la gent odieuse [les mouches] (Montherl., Bestiaires, 1926, p. 490). Ses longs nichons (...) claquaient pire que des banderolles, et flic et floc, et je t'en fous (Giono, Colline, 1929, p. 40).
Prononc. et Orth. : [flɔk]. Docum. : flouc (cf. Claudel, Protée, 1914, II, 5, p. 351; Vercel, Cap. Conan, 1934, p. 10). Étymol. et Hist. Ca 1480. (G. Coquillart, Le Monologue, éd. M. J. Freeman, 278, 124). Onomatopée. Fréq. abs. littér. : 44. Bbg. Quem. DDL t. 3. − Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 131; t. 3 1972 [1930], p. 178.