× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
FIEFFÉ, ÉE, adj.
A.− HIST., vx
1. [En parlant d'une pers.] Qui est pourvu d'un fief. Homme fieffé (Ac.1835, 1878).Avoir toute suprématie sur (...) le geôlier du Châtelet, les quatre sergents fieffés (Hugo, N.-D. Paris,1832, p. 227).
2. [En parlant d'un bien] Qui est tenu en fief. Domaine fieffé (DG).
B.− Au fig. [Renforce l'idée donnée par le subst. qu'il qualifie, à l'image du fief qui conférait de la force, de la puissance à son possesseur]
1. [En parlant d'une pers. atteinte d'un défaut ou considérée de façon négative] Fieffé coquin, menteur; ivrogne, sot fieffé. Descartes, quoi qu'en disent nos conciliateurs fieffés, n'est pas un littérateur (Benda, Fr. byz.,1945, p. 159):
L'examen du personnel ne parut pas le satisfaire, et cela se conçoit. Il lui fallait de grands criminels, des scélérats fieffés, et il n'y avait là que de fort honnêtes gens. ReybaudJ. Paturot,1842, p. 439.
2. Rare
a) [En parlant d'un aspect négatif du comportement] Je viens de faire une imprudence fieffée (Stendhal, Mém. touriste,t. 2, 1838, p. 497).
b) [En parlant d'une pers. considérée de façon positive] Il savait bien que Jules présenterait mille compliments de lui, (...) le nommerait un fieffé débrouillard, un fieffé nageur (Queffélec, Recteur,1944, p. 169).
REM.
Fieffer, verbe trans.vx. Pourvoir quelqu'un d'un fief, donner un bien en fief à quelqu'un. Fieffer des marais (Ac.1798-1878).
Prononc. et Orth. : [fjεfe] ou p. harmonis. vocalique [fjefe]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1140 feffed « pourvu d'un fief » (Geffrei Gaimar, Hist. des Anglais, éd. A. Bell, 3602); av. 1245 au fig. (Guill. Le Vinier, Poésies, éd. Ph. Ménard, XXXI, 32 : c'est (...) honte de blasme fievez); 1546 « qui possède au plus haut degré un défaut, un vice » (Rabelais, Tiers Livre, I, éd. M. A. Screech, p. 27). Dér. de fief*; suff. * (ou dés. -er, cf. a. fr. fieffer ds T.-L. et lat. médiév. feoffare, feffare au xiies. ap. Nierm., Latham). Fréq. abs. littér. : 34. Bbg. Quem. DDL t. 1 (s.v. fieffer).