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FEUILLU, UE, adj.
A.− Qui a beaucoup de feuilles. Plantes grimpantes et feuillues. Un chemin feuillu et sombre de verdure en été (Colette, Cl. école,1900, p. 40).Printemps tardif, brusquement déchaîné; plus fleuri, feuillu, touffu que printemps dont je me souvienne (Gide, Journal,1929, p. 925):
1. Le cimetière est, en ce moment, un vrai jardin oriental, entre la rose et le rossignol, jardin soigné ici, là négligé, feuillu, fourré. Michelet, Journal,1840, p. 328.
Spéc., SYLVIC. [En parlant des arbres dont les feuilles, généralement caduques, ont un limbe développé et large, par opposition aux arbres résineux dont les feuilles, généralement persistantes, sont en forme d'aiguille] Forêt, futaie feuillue; essences feuillues; bois, peuplements feuillus. Aux abords de la région forestière, sur les confins de la forêt d'arbres feuillus et de la forêt de conifères (Vidal de La Bl., Princ. géogr. hum.,1921, p. 189).
Emploi subst. masc. Les résineux et les feuillus. Une forêt où, à des conifères dominants, mélèzes, pins, sapins, se mêlent quelques feuillus (Plantefol, Bot. et biol. végét.,t. 2, 1931, p. 528).La forêt française, futaie de feuillus principalement (Forêt fr.,1955, p. 13).
B.− Au fig. ou p. métaph. (Quasi-)synon. touffu.Tenant ferme à quelques idées bien plantées, bien feuillues (Balzac, Théor. démarche,1833, p. 622).Je sais bien que les défauts de ce roman-là et de toute la série de « l'énergie nationale » c'est qu'ils sont trop touffus, trop feuillus (Barrès, Cahiers,t. 8, 1910-11, p. 265):
2. ... tout cela était possible dans l'ancien monde où nous étions la veille encore, dans le monde vide de l'hiver, mais non plus dans cet univers nouveau, feuillu, où je m'étais éveillé comme un jeune Adam pour qui se pose pour la première fois le problème de l'existence, du bonheur... Proust, Prisonn.,1922, p. 404.
REM.
Feuilleux, euse, adj.,rare et littér. Couvert, garni de feuilles. Respirer librement sur les feuilleuses branches Le parfum des bourgeons et de l'épine blanche (Noailles, Cœur innombr.,1901, p. 81).
Prononc. et Orth. : [fœjy], [fø-]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1121-34 adj. foillu (Ph. de Thaon, Bestiaire, 1575 ds T.-L.); 2. 1869-74 feuillu subst. (Rebois. des montagnes, Compte rendu, 2efasc., p. 20 ds Littré Suppl.). Dér. de feuille*; suff. -u*. Fréq. abs. littér. : 95. Bbg. Gohin 1903, p. 307.