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FERRADE, subst. fém.
Région. (Midi de la France).
Opération consistant à marquer les bestiaux ou les chevaux au fer rouge; p. méton. fête célébrée à cette occasion, en Provence. Combien de fois (...) n'avait-il pas, dans les « ferrades » (jour de l'année où l'on marque les animaux sauvages dans la Camargue), (...) renversé à terre des taureaux par leurs cornes? (Lamart., Cours litt.,1859, p. 285).En somme les ferrades sont de véritables courses de taureaux, moins la pompe, le clinquant, le brio des fêtes espagnoles (A. Daudet, Crit. dram.,1897, p. 166):
En Thessalie, les taurocathapsies étaient analogues à la tienta espagnole et à la ferrade camarguaise. À Éleusis, les jeunes gens luttaient avec des taureaux. Dans les Tauria d'Éphèse, ils s'identifiaient avec le dieu, s'appelaient eux-mêmes « taureaux ». Montherl., Bestiaires,1926, p. 512.
Prononc. : [fε ʀad], [fe-]. Étymol. et Hist. 1624 (C. N. Fabri de Peiresc, Lettres VI, 45 ds Quem. DDL t. 15). Empr. au prov. ferrado « id. », dér. de ferra « ferrer, marquer au fer rouge » (Mistral). Fréq. abs. littér. : 3. Bbg. Quem. DDL t. 12.