× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
FELLAG(H)A,(FELLAGA, FELLAGHA) subst. masc.
Partisan tunisien ou algérien, soulevé (de 1952 à 1962) contre l'autorité française pour obtenir l'indépendance de son pays. La fin de la guerre en Algérie a immédiatement provoqué un vide qu'il devient urgent de combler; on ne peut plus expliquer comment « casser du fellagha », contrôler une voie ferrée, un village (Serv. milit. et réf. arm.,1963, p. 45).
Prononc. et Orth. : [fεlaga]. [l] ds Lar. Lang. fr.; [ll] ds Pt Rob. et Warn. 1968. Ds Pt Rob. on note en outre [felaga]. La majorité des dict. admettent les 2 graphies avec ou sans h après g (cf. Rob., Lar. encyclop., Lar. Lang. fr., Colin 1971, Davau-Cohen 1972). Quillet 1965 ajoute qu'on emploie abusivement le sing. felleg. Dupré 1972 confirme que cette forme est hors d'usage du fr. cour. et rejette pour le plur. comme tout à fait fantaisistes les formes fellagars, félagars proposées par Étiemble pour franciser le mot. Étymol. et Hist. [1952 s. réf. ds Lanly, p. 78] 1954 adj. (Echo du Maroc, 5 juin, ibid., p. 121 : le phénomène fellagha); 1954 subst. (Figaro, 1erjuill., cité par A. Lanly ds Fr. mod. t. 23, p. 47 : deux fellaga). Empr. à l'ar. maghrébin fəllāga, plur. de fəllāg, nom donné « traditionnellement en Tunisie ou dans le Sud-Algérien aux bandits de grand chemin qui rançonnaient les voyageurs », et par la suite aux « rebelles soulevés contre l'administration française en Tunisie d'abord [1952-56] puis en Algérie [1954-62] ». Fəllāg correspond à l'ar. class. fallāq « pourfendeur, casseur de têtes », ar. marocain fəllāq « homme dont le métier est de fendre du bois en toutes petites bûches » (Dozy t. 2, p. 280; Lanly, pp. 78-79; Fr. mod. t. 23, pp. 45-48). Bbg. Arveiller (R.). R. Ling. rom. 1975, t. 39, p. 207. − Lanly (A.). Fellaga. Le dernier des mots nord-africains introd. en fr. Fr. mod. 1955, t. 23, pp. 45-48.