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ENSOLEILLEMENT, subst. masc.
A.− État de ce qui est exposé au soleil (lieu ou personnes ou choses). L'ensoleillement des coteaux, d'une montagne. On voyait la campagne dans un ensoleillement du blanc des choses chauffées à blanc (Goncourt, Journal,1884, p. 365).Dans ce Paris où l'ensoleillement des rues depuis le boulevard de Clichy ne lui sembla pas le même (Proust, Guermantes 1,1920, p. 163).
Spéc. (Durée d')ensoleillement. Temps pendant lequel quelque chose (en particulier un lieu) est exposé au soleil. L'ensoleillement d'une plage, d'une station climatique :
Les possibilités d'accès, l'altitude, l'ensoleillement, la capacité réceptive des pistes (...) permettent aux spécialistes de prédire la nature de la clientèle et la durée de la saison... Jocard, Le Tourisme et l'action de l'État,1966, p. 196.
En partic., dans le domaine sc.Radiation directe du soleil, par opposition au rayonnement solaire diffus. L'éclairage naturel est donné par un plafond vitré (...) dont les vitrages orientés au nord évitent l'ensoleillement et donnent une lumière diffuse égale en toutes saisons (Civilis. écr.,1939, p. 5015).L'ensoleillement et l'usage de l'eau en tant qu'agent physique « défatiguant » (R. Vuillemin, Éduc. phys.,1941, p. 80).
B.− Au fig. Illumination par un sentiment. Les yeux étincelants, enflammés d'un ensoleillement radieux de gaîté (Proust, Swann,1913, p. 340).Cette sorte d'ensoleillement enchanté qu'étalait sur toute chose son immense fièvre heureuse (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 130).
Prononc. : [ɑ ̃sɔlεjmɑ ̃]. Étymol. et Hist. 1856 (Goncourt, Journal ds Fuchs, Lex. Journal Goncourt, 1912); 1860 (Id., Ch. Demailly, p. 176). Dér. du rad. de ensoleiller*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 26.