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ENGORGEMENT, subst. masc.
A.− Action d'engorger, fait de s'engorger; p. méton. état de ce qui est engorgé. Synon. obstruction.Parfois l'engorgement des estuaires, que la nature accomplissait lentement, a été précipité par l'exécution de travaux de main d'homme (Quinette de Rochemont, Trav. mar.,1900, p. 104):
le plombier. − Toujours pour le même motif. Une sorte d'engorgement dans les tuyaux. Le métal s'a trouvé trop faible; la pression va, par le fait, où c'est qu'elle ne rencontre pas de résistance. T. Bernard, Monsieur Codomat,1907, I, 1, p. 138.
PATHOL. ,,Accumulation de liquide (sang, sérosité ou produit de sécrétion glandulaire) dans un organe, ayant pour conséquence une augmentation de son volume et une modification de sa consistance`` (Méd. Biol. t. 2, 1971). Engorgement des ganglions, inflammatoire. Le « spleen » des Anglais, causé par un engorgement du foie (Sand, Hist. vie,t. 4, 1855, p. 299).Résoudre l'engorgement laiteux des seins (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 107).
P. anal., domaine de la circulation routière.Accumulation de véhicules ou de piétons sur une voie de circulation. Synon. bouchon, embarras, encombrement.Un engorgement, qui s'était produit à quelque distance dans le défilé des troupes, bloqua un peloton de hussards (Aymé, Passe-mur.,1943, p. 159).
B.− Au fig., en partic. FIN. Embarras causé par des objets, des produits ou des valeurs qui s'accumulent faute de débouchés. L'avidité ou l'impéritie des gouvernemens, maintiennent forcément d'un côté cette pénurie, qui cause un engorgement de l'autre (Say, Écon. pol.,1832, p. 143).L'engorgement des capitaux immobilisés dans un excès de production (Zola, Germinal,1885, p. 1461).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃gɔ ʀ ʒ əmɑ ̃]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. 1. xves. « action d'avaler avec avidité » (De Vita Christi, Richel. 181, fo55eds Gdf.) − xvies. ds Hug.; 2. 1611 « action d'engorger ou fait de s'engorger » (Cotgr.); spéc. physiol. av. 1718 (Dionis ds Trév. 1732). Dér. du rad. de engorger*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 75. Bbg. Couture (B.). Terminol. du sanitaire et des techn. de l'eau. Banque Mots. 1973, no6, p. 176.