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EXPECTORATION, subst. fém.
A.− MÉDECINE
Action de rejeter par la bouche les mucosités des voies respiratoires. La toux s'amollit, les crachats s'épaississent et l'expectoration devient plus aisée (Geoffroy, Méd. pratique,1800, p. 121).Une toux sèche, quinteuse, douloureuse, se terminant par l'expectoration d'une très petite quantité de mucus épais (Garcin, Guide vétér.,1944, p. 99).
P. méton. Mucosité des voies respiratoires rejetée par la bouche. Trouver des débris membraneux dans des expectorations (cf. Cadet de Gassicourt, Mal. enf.,t. 1, 1880-84, p. 141).Une pleurite sèche avec expectorations sanguinolentes (Martin du G., Thib.,Épil., 1940, p. 887).
B.− P. métaph. ou au fig., péj. Action de dire (avec colère ou mépris). Ses expectorations amères et haineuses contre notre roman et son hostilité comme personnelle contre son héroïne (Goncourt, Journal,1869, p. 515).L'expectoration d'une sentence soulage (Hugo, Homme qui rit,t. 1, 1869, p. 6).
Prononc. et Orth. : [εkspεktɔ ʀasjɔ ̃]. Cf. é-1. Ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1611 méd. (Jan du Val, Thresor general des preservatifs, 124 ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 147). Malgré son ancienneté plus grande que celle du verbe expectorer*, dér. de celui-ci; suff. -(a)tion*. Fréq. abs. littér. : 11.