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ÉTRUSQUE, adj. et subst.
A.− HIST. ANC.
1. (Celui, celle, ce) qui est d'Étrurie, région de l'Italie ancienne correspondant à peu près à la Toscane actuelle; qui y habite; qui est propre à l'Étrurie, à ses habitants. Vase étrusque. Les monnaies samnites portent des caractères étrusques (Michelet, Hist. romaine,t. 1, 1831, p. 36).Elle [Rome] pouvait se dire latine avec les Latins (...), étrusque avec les Étrusques (Fustel de Coul., Cité antique,1864, p. 476).
2. Spéc., subst. masc.
a) Langue propre à ce peuple. Vous savez que vous ne savez pas l'étrusque, mon cher confrère (France, Lys rouge,1894, p. 17).
b) Style artistique propre à ce peuple. Deux vases de fleurs (...) imités de l'étrusque (Musset, On ne badine pas,1834, II, 4, p. 33).
B.− (Celui, celle, ce) qui présente des ressemblances avec ce peuple, ses particularités, ses réalisations. Il aperçut trois portes peintes en rouge étrusque et sans chambranles (Balzac, E. Grandet,1834, p. 72).
[Avec une nuance péj.] Elle saisit un feuillet du dossier, et lut, avec son air de stupidité étrusque (Montherl., Célibataires,1934, p. 848).
[P. ell. du subst. manière] À l'étrusque. Je me revois, étendu sur le tapis, à l'étrusque, au pied de la petite bibliothèque ouverte (Gide, Si le grain,1924, p. 492).
Rem. 1. Qq. dict. gén. (Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e-20e) enregistrent la forme synon. étrurien, ienne, adj. et subst. Faut-il prendre à ma main mon livre de prêtresse, mon manteau d'Étrurienne (...)? (Quinet, Ahasvérus, 1833, 4ejournée, p. 316). 2. On rencontre ds la docum. le mot composé étrusco-latin, ine, adj. Qui est étrusque et latin à la fois. Le dieu étrusco-latin, Janus-Djanus (Michelet, Hist. romaine, t. 2, 1831, p. 64).
Prononc. et Orth. : [etʀysk]. Ds Ac. 1878. Étymol. et Hist. 1534 adj. éthrusque (Rabelais, Gargantua, éd. Ch. Marty-Laveaux, chap. I, t. 1, p. 11); 1838 subst. ling. (Ac. Compl. 1842). Empr. au lat. class. Etruscus de même sens. Fréq. abs. littér. : 303. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 842, b) 516; xxes. : a) 226, b) 157. Bbg. Arveiller (R.). Contribution à l'ét. du lex. fr. In : [Mél. Gamillscheg (E.)]. München, 1968, p. 29. − Mat. Louis-Philippe 1951, p. 235. − Quem. DDL t. 10.