× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉTRÉSILLON, subst. masc.
A.− TECHNOL. Pièce de bois (ou parfois de maçonnerie) soutenant les parois d'une fouille, d'une tranchée, d'une mine qui risquent de s'effondrer, ou étayant, dans un bâtiment, un élément de construction. Cf. était, étançon.Poser des étrésillons; soutenir avec des étrésillons. Je pense qu'il serait peut-être bon de faire mettre des étrésillons entre les piliers malades (Mérimée, Lettres L. Vitet,1870, p. 208):
Entre les potelets on ménageait encore des étrésillons, obliques aussi, de bas en haut. Ainsi, le lien de la construction et son équilibre se trouvaient ramenés au centre même, assurés sur lui. Pesquidoux, Livre raison,1928, p. 136.
B.− MAR. Synon. rare de trésillon (ds Rob., Lar. Lang. fr.).
Prononc. et Orth. : [etʀezijɔ ̃]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. xves. estresillon « bâillon » (Modus, éd. G. Tilander, 48, 7, var. B); 2. 1676 « pièce de bois disposée en travers dans une tranchée pour éviter un éboulement » (Félibien); 1690 « pièce de bois destinée à étayer les murs » (Fur.); 3. 1900 mar. « morceau de bois dont on se sert pour serrer deux cordages » (DG). Altération de l'a. fr. estesillon « bâillon » (1333, Arch. S 1336, pièce 1 ds Gdf.), dér. du verbe a. fr. esteser « tendre, étendre » (1262, J. Le Marchand, Miracles N. D. de Chartres, 60 ds T.-L.) d'apr. tesseiller « s'étirer » (1174-78, E. de Fougères, Livre des Manières, éd. J. Kremer, 1100), les 2 verbes étant dér. de l'a. fr. teser « tendre » xiies. ds T.-L. (du lat. vulg. *tensare, dér. de tensus, part. passé de tendere, v. tendre), le 1erpar préf. es-*, le 2epar suff. -eiller (-iculare); cf. le m. fr. tesillon xves. (Modus, éd. G. Tilander, 48, 7, var. I, L); 3 dér. d'apr. 1, de trésillon « id. » (1773, Bourdé de la Villehuet ds FEW t. 13, 1, p. 225a; peut-être empr. au prov. tresihoun « id. », [Mistral], FEW, t. 13, p. 225 b, note 9). Fréq. abs. littér. : 3.
DÉR.
Étrésillonner, verbe trans.,technol. Étayer, soutenir avec des étrésillons. Étrésillonner un puits. Ces baies bien étrésillonnées par les arcs et par les barres d'appuis (Viollet-Le-Duc, Archit.,1872, p. 317).Part. passé en emploi adj. Dans de larges galeries [de mine], on emploie des cadres étrésillonnés (Bresson, Manuel prospect.,1923, p. 302).Rem. On rencontre ds la docum. le dér.
étrésillonnement, subst. masc.Action d'étrésillonner, ce qui en résulte. Après avoir, à travers les éboulements, à l'aide (...) des étrésillonnements, voûté la Bièvre du boulevard de l'Hôpital jusqu'à la Seine (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 524).Cf. aussi Viollet-Le-Duc, op. cit., p. 127.
[etʀezijɔne], (il)étrésillonne [etʀezijɔn]. Ds Ac. 1762-1932. 1reattest. 1676 (Félibien); de étrésillon, dés. -er.
BBG. − Archit. 1972, p. 61, 94; p. 86 (s.v. étrésillonner).