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ÉTIER, subst. masc.
Canal faisant communiquer un marais littoral avec la mer à marée haute. Les étiers des marais salants; le curage des étiers. Des ponts de décharge sur les bras, boires et étiers (Bricka, Cours ch. de fer,t. 1, 1894, p. 78).Pour arriver à la vasière, l'eau de mer s'engage d'abord dans un canal navigable « l'étier » (écours) (Stocker, Sel,1949, p. 32).Dans les étiers pourrissent des barques mortes (T'Serstevens, Itinér. espagnol,1963, p. 52).
Prononc. et Orth. : [etje]. Homon. étiez (de être). Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1312 estier (Arch. JJ 52, fo80 rods Gdf. Compl.); 1400 ester Charente Mar., St Jean d'Angely (Arch. JJ 155, pièce 390, ibid.). Forme dial. des côtes de l'Ouest de l'embouchure de la Loire à la Gascogne. Cf. le topon. Létier, Loire inférieure, Morbihan (Longnon § 2795) et l'a. gascon esteir « ruisseau » (1217, St Croix de Bordeaux ds A. Luchaire), du lat. class. aestuarium « endroit inondé par la mer à marée montante, lagune ». Fréq. abs. littér. : 2.