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ESTIVER1, verbe.
A.− Emploi intrans.
1. [Le suj. désigne un troupeau] Séjourner durant l'été (dans les pâturages de montagne) :
Parmi les troupeaux qui estivent sur les alpages, certains passent l'hiver dans les plaines situées sur le pourtour de la grande chaîne. Brunhes, Géogr. hum.,1942, p. 181.
2. Plus gén. Ainsi, aux Indes, beaucoup de familles anglaises vont estiver sur les pentes de l'Himalaya (Vincent, Rieux dsNouv. Traité Méd.,fasc. 5, 1, 1924, p. 220).
B.− Emploi factitif. [Avec compl. d'obj. interne] Faire séjourner, durant l'été, les troupeaux dans les pâturages de montagnes. Estiver les troupeaux (DG).
Rem. La plupart des dict. enregistrent le subst. fém. estivation. a) Bot. Synon. de préfloraison*. b) Zool. Engourdissement dont sont atteints certains animaux pendant les périodes de grandes chaleurs.
Prononc. et Orth. : [εstive], [e-], (j')estive [εsti:v]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. I. Av. 1475 trans. « faire passer l'été » (G. Chastellain, Mort du duc Philippe ds Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 7, p. 245); 1520 s'estiver « passer l'été » (Michel de Tours, trad. de Suétone, X, 258 vods Hug.); 1574 estiver intrans. abs. « id. » (La vraye Hist. des troubles, fo482 rods Gdf.); ca 1920 part. prés. subst. estivant, ante « celui, celle qui passe l'été dans une villégiature » (d'apr. Rob.). II. 1521 Marche estiver (le bétail) « faire transhumer » (Cout. de la Marche, éd. Bourdot de Richebourg, Coutumier Général, t. IV, p. 1128b). I empr. au lat. class. aestivare « passer l'été », dér. de aestivus (estival*). II empr. à l'a. prov. estivar « transhumer (en parlant de troupeaux) », xives. sous la forme du part. passé subst. « pacage dans les montagnes » (FEW t. 24, p. 234a), de même orig. que I.