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ESTIVAGE, subst. masc.
A.− ÉLEV. Migration des troupeaux qui, en été, gagnent les pâturages de montagne; saison de cette migration. Pays pastoral de haute altitude, où montaient pour les « estivages » les bêtes tenues l'hiver dans les étables (Malègue, Augustin,t. 1, 1933, p. 198).Les sommets, consacrés à partir de la limite supérieure de la forêt au pâturage, sont « peuplés » du plus grand nombre de troupeaux de moutons, « peuplés » du moins durant l'estivage (Brunhes, Géogr. hum.,1942, p. 171).
B.− P. ext. Séjour d'été :
1. ... une ligne ferrée est généralement devenue touristique par l'usage, comme la meilleure voie empruntée par des touristes pour se rendre dans une contrée d'estivage ou d'hivernage... Defert, Pour une pol. du tour. en France,1960, p. 75.
2. En tout cas, pour tous ces animaux, les grottes constituent seulement des abris, des tanières, des lieux d'hivernage ou d'estivage, parfois des sites favorables à leur reproduction, mais ils tirent de l'extérieur leurs moyens d'existence et ne posent donc pas de véritables problèmes. Gèze, Spéléol. sc.,1965, p. 152.
Prononc. et Orth. : [εstiva:ʒ], [e-]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1865-70 « saison d'été que les troupeaux passent dans les montagnes » (La Châtre [n'est pas attesté dans l'éd. de 1856]). Empr. au prov. estivage « transhumance; pacage d'été » (1460 au sens de « droit de pacage estival » ds Pansier t. 3; v. aussi Mistral), dér. de estivar (estiver*). Fréq. abs. littér. : 1.