× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉPILOGUER, verbe trans.
A.− Emploi trans. dir., vx. Critiquer quelqu'un ou quelque chose d'une manière minutieuse et souvent mesquine. Épiloguer les actions d'autrui (Ac.1798-1878).Des hommes à passions incessantes (...) s'épiant dans leur intérieur, épiloguant leurs discours, s'observant comme deux duellistes (Balzac, Cabinet ant.,1839, p. 21).Je ne comprends rien à Sainte-Beuve (...) Il a passé sa vie à me vexer, à me grogner, à m'épiloguer et à me soupçonner (Sand, Corresp.,1812-76, p. 361).
B.− Emploi trans. indir., souvent péj. [Le compl. est gén. introduit par sur] Faire de longs commentaires, souvent superflus, parfois malveillants, sur une chose. Épiloguer sur les mots, le style. Je serais fâché qu'on ne vît dans tout ceci que les chicaneries d'un frondeur décidé à épiloguer sur tout. Je ne chicane pas (Pommier, Athéisme,1857, p. 85):
Au fond du restaurant, quelques jeunes auteurs déjeunent et n'en finissent pas d'épiloguer sur le métier, prenant à témoin les comédiens qu'ils ont rencontrés là, s'adressant parfois aux garçons, qui connaissent le Théâtre-français sur le bout du doigt. Fargue, Piéton Paris,1939, p. 92.
Emploi abs. Mais assez causé, épilogué, distingué, ajourné (Amiel, Journal,1866, p. 514).Les gens qui l'écoutaient n'osèrent pas proposer des versions différentes, et ils commentèrent la sienne. Qui? Pourquoi? Comment? On épiloguait (Queneau, Pierrot,1942, p. 138).
Rem. On rencontre ds la docum. le dér. épilogage, subst. masc., rare. Action d'épiloguer. La discussion, la délimitation, l'« épluchage » et l'« épilogage » sont devenus, surtout en ce temps-ci, de véritables maladies (Sand, Hist. vie, t. 4, 1855, p. 240).
Prononc. et Orth. : [epilɔge], (j')épilogue [epilɔg]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 2emoitié xves. (G. Coquillart, Blason des armes et des dames, éd. M. Freeman, 9). Dér. de épilogue*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 44. Bbg. Darm. Vie 1932, p. 106.