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ÉPERDU(E)MENT2,(ÉPERDUMENT, ÉPERDUEMENT) subst. masc.
A.− Abandon à l'ivresse d'une passion :
1. ... elle enviait les existences tumultueuses, les nuits masquées, les insolents plaisirs avec tous les éperduments qu'elle ne connaissait pas et qu'ils devaient donner. Flaubert, Madame Bovary,t. 1, 1857, p. 76.
B.− Éperdu(e)ment de.Démonstration ostentatoire de :
2. Croirait-on que cela ait été écrit par un Allemand (mais sang noble est de tout pays), et par l'adorable viveur qui disait avec un si charmant éperduement de jeunesse : Barbey d'Aurevilly, Mémorandum 2,1838, p. 298.
Prononc. et Orth. Cf. éperdument1. Étymol. et Hist. 1838, supra ex. Dér. de éperdu (v. éperdre); suff. -(e)ment1*.
STAT. − Éperdument1 et 2. Fréq. abs. littér. : 459. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 299, b) 492; xxes. : a) 1 562, b) 493.