× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉPELLATION, subst. fém.
Rare. Action, manière d'épeler. Une épellation analytique mentale, attentive à percevoir tous les signes « graphiques » (Gouriou, Mémento typogr.,1961, p. XII).
P. ext. Manière appuyée de lire en articulant nettement chaque lettre prononcée. Le garçon chargé de la dictée, (...) scandait furieusement son épellation (Verlaine, Œuvres compl.,t. 5, Confess., 1895, p. 46):
Ma tante lisait exactement comme lit une mère tendre qui fut institutrice dans sa jeunesse, avec une emphase didactique, d'après des principes raisonnés, et selon toutes les règles de l'épellation la plus strictement régulière, en sorte que c'était un charme de l'entendre. Toepffer, Nouvelles genevoises,1839, p. 462.
Rem. On rencontre ds la docum. les formes synon., rare, épelage, épèlement, épellement, subst. masc. L'épelage de cet alphabet (Sand, Nouv. lettres voy., 1876, p. 88). L'épèlement reposé qu'il faut pour lire (Goncourt, Journal, 1884, p. 347). Tout un récit où il y a par moments comme l'épellement apeuré d'une confession sur le renoncement à écrire (Proust, Temps retr., 1922, p. 709).
Prononc. et Orth. : [epεl(l)asjɔ ̃] ou, p. harmonis. vocalique, [epelasjɔ ̃]. [ε] ouvert + [ll] double ds Land. 1834, Nod. 1844, Besch. 1845, Littré, DG, Barbeau-Rodhe 1930, Pt Rob., Warn. 1968; [ε] + [l] simple ds Passy 1914 et Lar. Lang. fr.; [e] fermé + [l] ds Pt Rob. Le mot est admis ds Ac. 1798-1932. Aucune transcr. de épèlement, épellement qui n'est pas non plus attesté ds Ac. On le rencontre sous les 2 orth. ds la docum. (cf. Proust et Goncourt, loc. cit.). Étymol. et Hist. [1732, Trévoux d'apr. FEW t. 17, p. 177a]; 1782 (Encyclop. méthod. ds DG). Dér. du rad. de épeler*; suff. -(a)tion*. Fréq. abs. littér. : 3.