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ENSELLÉ, ÉE, adj.
A.− [En parlant d'un cheval] Dont la courbure du dos présente une concavité exagérée au niveau des reins :
Elle arrive montée sur son cheval noir, qui est grand, maigre, ensellé, gros du ventre et moucheté de place en place par les arrachures de son pelage... Flaubert, La Tentation de st Antoine,1849, p. 429.
B.− P. anal.
1. [En parlant d'un homme] Khoikhoi. − Cheveux comme chez les Boschimans (...), dos ensellé; pieds et mains petits; tête très petite (Haddon, Races hum.,1930, p. 35).
2. [En parlant d'un navire] Dont le milieu est affaissé et les extrémités relevées. Un navire ensellé (Ac.1932).
P. métaph. L'unique étage s'allongeait sous la carapace ensellée d'une haute et molle toiture (Châteaubriant, Lourdines,1911, p. 5).
Rem. Le verbe enseller n'est pas attesté ds la docum. Il l'est toutefois ds qq. dict. gén. du xixeet xxes. avec le sens de « garnir d'une selle ». Enseller un cheval, un âne (Nouv. Lar. ill., Lar. 20e).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃sεle] ou [ɑ ̃sele]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1erquart xiies. [chevals] enseelez « muni d'une selle » (Lois de Guillaume le Conquérant, éd. E. Matzke, 20); 1160-74 enseler (Wace, Rou, éd. J. Holden, II, 2420); 2. 1561 ensellé « qui a le dos exagérément creusé (en parlant d'un animal) » (Journal du sieur de Gouberville ds Pope, p. 139); 1691 mar. (Ozanam, p. 167). Dér. de selle*; préf. en-*. Fréq. abs. littér. : 4. Bbg. Quem. 2es. t. 1 1970.