× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ENROUER, verbe trans.
A.− [Le compl. d'obj. ou le suj. désignent les productions vocales] Rendre rauque et voilé. La colère a enroué sa voix. Anton. désenrouer, éclaircir.Elle cria d'une voix que l'indignation enrouait : − Cosette! (Hugo, Misér.,t. 1, 1862, p. 491).
Emploi pronom. Chant, rire qui s'enroue. En répétant d'une voix qui s'enrouait : ... (Zola, Joie de vivre,1884, p. 1071).J'ai faim mes cris s'enrouent (Apoll., Alcools,1913, p. 100).
P. ext. [Le compl. d'obj. désigne l'appareil vocal] Altérer par une inflammation. L'atmosphère glaciale du salon pénétrait les os, enrouait les gorges (Maupass., Une Vie,1883, p. 98):
Le vent froid de la nuit pourrait enrouer vos précieux organes, et quelque modeste que soit ma demeure, vous y serez toujours mieux qu'en plein air. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 167.
B.− [Le compl. d'obj. ou le suj. désignent une pers.] Rendre rauque la voix de (quelqu'un). Cette dispute m'a enroué. À manger, criait-il, la piquette m'enroue! (Bouilhet, Melaenis,1857, p. 142).
Emploi pronom., plus cour. L'arrivée de nouveaux camions renouvelait la vente. Les crieurs s'enrouaient (Hamp, Marée,1908, p. 62).Ceci ne va pas sans des accidents vocaux inévitables : dès la fin du premier acte il s'enroue (Gracq, Beau tén.,1945, p. 106).
P. anal. Produire un son rauque. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue, Où par de longues nuits la girouette s'enroue (Baudel., Fl. Mal,1857, p. 175).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃ ʀwe]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Av. 1150 « devenir rauque » (Lapidaire de Marbode, 132 ds T.-L.). Dér. de l'a. fr. ro (1remoitié xiies. ds T.-L.) du lat. class. raucus « rauque »; préf. en-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 33.