× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ENRHUMER, verbe trans.
A.− Emploi trans. Provoquer le rhume (de quelqu'un). Le moindre courant d'air l'enrhume. J'ai un complet en tussor beige. Mais il est d'été et m'enrhume (Giraudoux, Apollon,1942, p. 61).Il [Adhémar] éternua et s'interrompit (...), la fraîcheur de l'arbre sicilien l'avait enrhumé (Arnoux, Calendr. Fl.,1946, p. 288).
Rem. La docum. et les dict. d'arg. attestent un emploi arg. et pop. au sens de « ennuyer ». « Vos balivernes m'enrhument; bonsoir, la compagnie! » (L. Daudet, Morticoles, 1894, p. 30).
B.− Emploi pronom. à valeur subjective. Attraper un rhume. Prenez garde de vous enrhumer! Risquer, avoir peur de s'enrhumer. Tu t'enrhumeras à prendre le frais à la sereine (Pourrat, Gaspard,1922,p. 235).« ... j'étais venu me faire un gargarisme. Je ne voudrais pas m'enrhumer de nouveau » (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p. 256).Vous allez vous enrhumer, vous allez tousser, grinça-t-elle (Drieu La Roch., Rêv. bourg.,1939, p. 228).
Loc., vieilli. S'enrhumer, être enrhumé comme un loup. ,,Être fort enrhumé`` (Ac.).
Rem. La docum. atteste, chez Proust, enrhumable, adj. Qui est sujet à s'enrhumer. Docteur, je suis extrêmement rhumatisant et enrhumable, je viens de prendre trop d'exercice (Guermantes 1, 1920, p. 304).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃ ʀyme]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Début du xives. anrimé « affecté d'un rhume » (Marie de France, Fables, éd. K. Warnke, XXIX, p. 332, var.); 1ertiers du xives. enrunmé (Ci nous dit [Compos. de la s. escript.] ds Gdf. Compl.); 1492 s'enrimer « contracter un rhume » (G. Tardif, Fauconnerie, I, 23, ibid.); 2. 1808 arg. (Hautel). Dér. de rhume*; préf. en-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 100. Bbg. Sain. Lang. par. 1920, p. 31, 414. − Staaff (E.). Qq. rem. sur le passage d'eu atone à u en fr. In : [Mél. Wahlund (C.)]. Mâcon, 1896, p. 246.