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ENCAISSEMENT, subst. masc.
A.− Action d'encaisser; résultat de cette action. Cet encaissement n'est pas solide (Ac.1835, 1878).Encaissement d'une marchandise (cf. encaissage dér. sous encaisser).
1. HORTIC. Le fait de faire croître des plantes, des arbustes, etc., dans une caisse remplie de terre. Massifs d'arbres et d'arbustes (...) plantés [en ce Jardin d'hiver] dans de profonds encaissements de terre de bruyère (Sue, Myst. Paris,t. 2, 1843, p. 224).
2. TECHNOL. Enceinte de charpente en forme de caisse :
1. Le chéneau peut reposer sur des crochets en fer (...) ou dans un encaissement en bois, avec pente en plâtre ou en voligeage aux coyaux... Robinot, Vérification, métré et pratique des travaux du bâtiment,t. 4, 1928, p. 79.
B.− BANQUE Action d'encaisser de l'argent, des valeurs. À l'intérieur, le percepteur, assisté d'un commis, procédait à l'encaissement des épouses (Aymé, Passe-mur.,1943, p. 183):
2. À l'échéance, les garçons survivants de la banque sinistrée allèrent présenter leurs effets par les voies bouleversées, dans les immeubles fumants, et plusieurs, pour effectuer leurs encaissements, s'abîmèrent dans les flammes. France, L'Île des pingouins,1908, p. 417.
Au fig. Le fait de supporter des épreuves sans faiblesse ni dommage apparents :
3. La disproportion entre sa possibilité de résistance et de transformation − nous dirions aujourd'hui « d'encaissement » − et l'âpreté réelle de sa vie vécue mesure ainsi l'amplitude de son imagination musicale et passionnelle [de Beethoven]. L. Daudet, Mes idées esthétiques,1939, p. 275.
C.− TOPOGR. État de ce qui est resserré entre deux versants abrupts. L'encaissement d'un fleuve :
4. Ce fond de Givonne est ce que Napoléon Ierappelait une « cuvette », et ce que l'amiral Tromp appelait « un pot de chambre ». Pas d'encaissement plus fermé. Hugo, Histoire d'un crime,1877, p. 219.
TRAV. PUBL. ,,Tranchée creusée dans le sol d'une route ou d'une rue pour recevoir les matériaux qui le composent`` (Chesn. 1857). On peut aussi interposer une couche de sable entre la chaussée et le fond de l'encaissement (Bourde, Trav. publ.,1929, p. 38).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃kεsmɑ ̃]. Ds Ac. 1718-1932. Étymol. et Hist. 1. 1645 « emballage » (Poussin, Corresp., 313-4 ds Quem. DDL t. 15); 2. 1801 « état de ce qui est encaissé » (Crèvecœur, Voyage, t. 2, p. 81 : vaste encaissement de ce gouffre profond); 3. 1832 terme de comm. (Raymond). Dér. du rad. de encaisser*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 23.