× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
EMPESTER, verbe trans.
A.− Rare. Infecter de la peste ou d'une autre maladie contagieuse. Les rats ont empesté toute cette région (Ac.1932) :
1. Les cadavres empestaient l'air; on les précipita par-dessus les murailles : ce qui ne les empêcha pas d'empoissonner la ville [Grenade]. Tharaud, Le Rayon vert,1941, p. 207.
B.− P. ext., usuel
1. [Aspect imperfectif] Infester d'une odeur fétide. Synon. empuantir.Le cigare du lieutenant empestait la salle (Mauriac, Désert am.,1924, p. 64).
Au fig.
a) Pervertir les esprits par les doctrines réputées comme pernicieuses. Synon. corrompre.Ce vieux jacobin empeste l'âme de mon enfant... Patience, j'y porterai remède, quelque jour (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 114).
b) P. ext. Détériorer la qualité. Synon. gâcher.Les passions se rapetissent en grandissant des choses minimes. Là est la raison de l'avarice et du commérage qui empestent la vie de province (Balzac, Illus. perdues,1843, p. 44).
2. [Aspect perfectif] Répandre, dégager une odeur fétide. Synon. puer.Je te prie d'éteindre ce cigare. Mes tentures empestent le tabac, j'en ai assez (Van der MeerschInvas. 14,1935, p. 156).
Emploi abs. :
2. ... ça pue, ici! Le fait est que ça, vraiment, empestait à tel point qu'on se bouchait le nez et qu'on crachait comme si l'on eût avalé quelque médecine, ... Cladel, Ompdrailles,1879, p. 293.
Rem. On rencontre ds la docum. l'adj. empestant, ante. Qui empeste. Dans une seule assiette, (...) un grand morceau de boudin dégageait sa vapeur empestante (Maupassant, Contes et nouv. t. 1, Réveillon, 1882, p. 53).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃pεste], empeste [ɑ ̃pεst]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1575 fig. « corrompre par une sorte de peste morale » empesté d'heresie (Ronsard, Œuvres, éd. P. Laumonier, XVII, 75, 247); 2. 1578 « infecter de maladie contagieuse » Le Ciel ... Nous empesta de fiévres (Id., ibid., 409, 23); 1580 subst. masc. quatre empestez (Montaigne, Essais, III, 8, éd. A. Thibaudet, p. 1042); 3. p. ext. 1584 « infecter de mauvaises odeurs » (E. du Monin, L'Uranologie, I a et 71b ds Fr. mod. t. 11, p. 61). Dér. de peste*; préf. em-(en-*); dés. -er. Fréq. abs. littér. : 214. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 172, b) 261; xxes. : a) 515, b) 309.