× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
EMBARDÉE, subst. fém.
A.− Mouvement brusque de rotation imprimé à un navire à l'ancre ou en marche, sous l'effet d'une forte rafale de vent, d'un courant de marée ou d'un coup de barre (involontaire ou volontaire) du timonier. Pour réduire la dérive et les embardées [d'un hydravion stoppé], on utilise l'ancre flottante (A.-B. Duval, Hébrard, Nav. aér.,1928, p. 184):
1. En d'autres moments, sa vitesse égalait celle des flots, son gouvernail perdait toute action, et il faisait d'énormes embardées qui menaçaient de le rejeter en travers. Verne, Les Enfants du capitaine Grant,t. 2, 1868, p. 56.
B.− P. ext.
1. Écart brusque que fait un véhicule. La voiture fit une brusque embardée vers la droite, ralentit docilement, reprit sa course (Bernanos, Imposture,1927, p. 505):
2. Quand un chien a jailli de derrière une voiture, s'est fait emboutir, et s'est logé entre la roue et le capot. La direction a dévié et l'auto a fait une embardée terrible et s'est dirigée vers le parapet d'un pont... Rivière, Corresp.[avec Alain-Fournier], 1907, p. 236.
2. Rare. Écart brusque que fait une personne comme pour se protéger d'un obstacle. Faut qu'tu téléphones aux flics. Mario fit une embardée. − Aux flics? Non mais, t'es pas bien! (Le Breton, Rififi,1953, p. 121).
Au fig. [Pour des écarts en politique, ou dans une ligne de conduite] Il n'y a pas à le nier, à ce moment-là vous avez fait une embardée vers la sainteté qui nous a tous bien inquiétés! (Du Bos, Journal,1924, p. 197).
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃baʀde]. Ds Ac. dep. 1932. Étymol. et Hist. Cf. embarder. Fréq. abs. littér. : 35. Bbg. La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 155. − Sain. Lang. par. 1920, p. 170. − Schmidt (H.). Fr. vivant. Praxis. 1970, t. 17, pp. 72-74.