× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉLIDER, verbe trans.
Supprimer l'élément vocalique final d'un mot (et par conséquent cesser de le compter comme syllabe). Cf. élision.
A.− PHONÉT., PROSODIE FR. [Dans la prononc.] Supprimer l'e muet atone final d'un mot devant une voyelle (Mari(e) asseyez-vous) ou une consonne (c'est l'heur(e) de partir). Cf. apocope.Élider une voyelle, l'e muet :
1. Elle [la « coupe féminine »] consiste simplement à ne pas terminer le premier hémistiche d'un vers de dix syllabes par un e muet sans l'élider : ainsi Marot (...) dit fort bien : Dès que m'amie est un jour sans me voir. Sainte-Beuve, Tabl. hist. et crit. de la poésie fr. et du théâtre fr. au XVIes.,1828, p. 31.
B.− GRAMM. [Dans la prononc. et/ou l'écriture] Supprimer l'une des voyelles finales d'un mot (a, e, i) devant un mot à initiale vocalique (commençant par une voyelle ou un h non aspiré). On élide le « e » de « me » dans la phrase « il m'aperçoit » (Dub.).
Rem. Ce phénomène n'est pas toujours marqué dans l'écriture; cette marque est l'apostrophe, en remplacement de la voyelle élidée.
P. méton. Élider un mot, un pronom, un article.
P. métaph. [Chez Hugo] Les rieurs sont-ils sûrs de leur rire? Leur style Élide volontiers Dieu, syllabe inutile (Hugo, Religions et religion,1880, p. 205):
2. On a mis à la mode une façon commode et étrange de supprimer les révélations de l'histoire, d'infirmer les commentaires de la philosophie, et d'élider tous les faits gênants et toutes les questions sombres. Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 612.
Emploi pronom. à sens passif. Voyelles qui s'élident. « Presque » ne s'élide que dans « presqu'île » (Morier1961).
Part. passé à emploi adj. Mot élidé, voyelle élidée. Vévé l'assura en quatre syllabes, dont une élidée, qu'il lui activait les fonctions d'excrétion (Malègue, Augustin,t. 1, 1933, p. 324).
Spéc. Article (défini) élidé. Article défini dont la voyelle est élidée : l' (qui remplace le au masc. sing., la au fém. sing.).
Prononc. et Orth. : [elide], (j') élide [elid]. Ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1548 gramm. (Th. Sebillet, Art poétique, éd. F. Gaiffe, p. 48 ds IGLF). Empr. au lat. class.elidere « pousser dehors, expulser »; puis au fig. « supprimer des lettres dans la composition d'un mot ». Fréq. abs. littér. : 3.