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ÉCAILLER2, ÈRE, subst.
A.− Personne dont le travail consiste à ouvrir et à vendre des huîtres, des coquillages. À peine voit-on de loin en loin [dans Paris] une écaillère qui reste sur sa chaise, les mains sous ses jupes, à côté de son tas de coquilles (Balzac, Œuvres div.,t. 3, 1836-48, p. 608).
B.− Au fém. Instrument utilisé pour ouvrir les huîtres (d'apr. Lar. 19e-Lar. Lang. fr. et Quillet 1965).
Rem. On rencontre dans ces diverses acceptions, le synon. rare écailleur, subst. masc. [Il] regarda fixement sa famille pressée autour de l'écailleur (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Oncle Jules, 1883, p. 417; cf. Rob. Suppl. 1970).
Prononc. et Orth. : [ekaje] ou [ekɑje], fém. [-ε:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1303 Hilot l'escailiere (Arch. Mun. Reims ds Gdf. Compl.); 1326 esquailliers (Archives Nationales, JJ 64, fo238 vo, ibid.); 2. 1870 écaillière « instrument servant à ouvrir les huîtres » (Lar. 19e). Dér. de écaille*; suff. -(i)er*. Fréq. abs. littér. : 26. Bbg. Rigaud (A.). La Vraie cour des Miracles. Vie Lang. 1969, p. 336.