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ÉBLOUISSANT, ANTE, part. prés. et adj.
I.− Part. prés. de éblouir*.
II.− Adjectif
A.− [En parlant d'une lumière insupportable] Qui provoque un trouble visuel momentané. Un éclairage éblouissant, une lumière éblouissante. Les yeux n'ont pu supporter l'éclat du soleil éblouissant (Prinet, Photo.,1945, p. 82).
P. ext. De son corsage elle aveignit un large mouchoir éblouissant de blancheur (Guèvremont, Survenant,1945, p. 260):
1. « À voir un si grand nombre de beautés éblouissantes, je ne suis plus étonné de rencontrer tant d'aveugles en Espagne! » Montherlant, La Petite Infante de Castille,1929, p. 656.
B.− Au fig. [En parlant de richesse ou de qualité d'esprit] Qui provoque l'admiration, qui impressionne favorablement :
2. ... il devina une douleur immense ensevelie au fond de cette âme, une misère sans nom cachée au milieu de ce luxe éblouissant... Ponson du Terrail, Rocambole,t. 3, 1859, p. 13.
Rem. On rencontre ds la docum. l'adv. éblouissamment. D'une manière éblouissante. Mais ni le Mal si éblouissamment beau, si amèrement triste, ni la Main de Suzanne... je ne connaissais rien de tout cela, monsieur (Sainte-Beuve, Corresp. gén., t. 1, 1818-69, p. 92).
Prononc. et Orth. : [ebluisɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Ds Ac. dep. 1718. Fréq. abs. littér. : 1 095. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 475, b) 1 984; xxes. : a) 1 519, b) 1 420. Bbg. Duch. Beauté 1960, p. 113. − Gall. 1955, p. 38, 489, passim.Gohin 1903, p. 335. − Quem. 2es. t. 1 1970.