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DRESSEUR, EUSE, subst.
A.− Usuel. Qui dresse (v. ce mot I C) des animaux. Dresseur de chiens savants. Au jeune cheval, le dresseur rend de la corde (Maurois, Disraëli,1927, p. 245):
Les dresseurs ont fait depuis preuve d'imagination et de patience... puisqu'ils nous présentent des éléphants musiciens, équilibristes ou danseurs. Hist. des spectacles,1965, p. 1528.
B.− TECHNOLOGIE
1. Au masc.
a) Ouvrier qui a pour fonction de dresser (v. ce mot I B 1 spéc.) certains matériaux. Un atelier de paveurs se compose d'un arracheur, d'un dresseur et de deux ou trois paveurs suivis de leurs aides (Bourde, Trav. publ.,1929, p. 162).
b) Ouvrier qui prépare quelque objet ou lui donne sa forme (v. dresser I B 1 spéc.). Dresseur de cannes à pêche, dresseur de gants.
Rem. 1. Mét. 1955 donne un grand nombre de métiers désignés par ce terme. 2. La docum. atteste un emploi de dresseur de buffet (cf. dresser I B 1), qui n'est pas un véritable métier, mais un synon. plaisant de laquais. Tout à l'heure, il m'envoie un laquais à sa place. Pour l'excuser! dit-il. Un dresseur de buffet! Je n'ai point voulu voir le valet (Hugo, Ruy Blas, 1838, IV, 5, p. 433).
2. Au fém.
a) MENUIS. ,,Machine pour dresser les rives d'une feuille de placage, dans l'industrie du contreplaqué`` (Lar. Lang. fr.). V. dresser I B 1 spéc.
b) Outil d'affûteur pour le dressage des dents coupantes d'une lame de scie et pour le calibrage de la hauteur et de la forme des dents dégorgeantes (d'apr. Forest. 1946).
Prononc. et Orth. : [dʀ εsœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1932, au masc. Étymol. et Hist. 1536 « celui qui redresse les autres » (R. de Collerye, Rond., 29 ds Hug.); av. 1755 « celui qui dresse les animaux » (St Simon, Mémoires, XVII, 369 d'apr. Adam, p. 122). Dér. du rad. de dresser*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 13. Bbg. Lew. 1960, p. 140, 359.