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* Dans l'article "DOUILLE2,, subst. fém."
DOUILLE2, subst. fém.
Arg. Argent. Avoir de la douille fraîche.
P. ext. Paiement; d'apr. Esnault, [Commentaire (I.G.L.F. 1950) de l'ouvrage de J. Lacassagne, L'Arg. du « milieu » (1928)] :
... et puis au moment de la douille c'était toujours le même bidon, de l'entourloupe et du nuage!... Froutt! madame disparaissait! y avait plus personnes subito... ou bien si elles banquaient un peu, elles râlaient, chialaient tellement, rabotaient si fort les petites factures minuscules... Céline, Mort à crédit,1936, p. 333.
Rem. On rencontre ds la docum. douillard, arde, subst., pop. et vx. Homme, femme riche. Synon. richard. (Attesté ds Larchey, Excentr. Lang. fr., 1859, Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, France 1907). Emploi adj. Les joueurs douillards (Hogier-Grison, Monde où l'on triche, 2esérie, 1886, p. 9).
Prononc. et Orth. Cf. douille1, sauf en ce qui concerne Ac. Étymol. et Hist. 1827 (Monsieur comme il faut, p. 31 ds IGLF : Voilà les seuls mots [huile, bille, michon] qui signifient de l'argent. Douille, depuis long-temps, ne veut plus dire que cheveux). Orig. obsc., un rattachement à douille terme techn. (FEW t. 15, 2, p. 81a) ou à douillet* (Sain. Lang. par., p. 97) pouvant difficilement expliquer le mot. Douille est peut-être issu par aphérèse de guindouilles arg. « sous » (ca 1813, s. réf. ds Esn.), également d'orig. obscure. Fréq. abs. littér. : 1.
DÉR.
Douiller, verbe trans.,arg. Payer (quelqu'un, quelque chose). Madame Vitruve et sa nièce c'est moi qui douille le ménage avec des condés ingénieux (Céline, Mort à crédit,1936, p. 46).Il sortit une poignée de talbins pour douiller l'addition (Le Breton, Rififi,1953, p. 39). [duje]. 1reattest. 1858 (Larch., p. 504); de douille2, dés. -er. Fréq. abs. littér. : 7.
BBG. − Sain. Lang. par. 1920, p. 97, 369, 542.