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DILATOIRE, adj.
JURISPR. Qui tend à différer l'instruction ou le jugement d'une affaire, d'un procès. Moyen, raison dilatoire. Les diverses formes d'une procédure dilatoire ne peuvent procurer davantage qu'une courte prolongation des délais (Lidderdale, Parlement fr.,1954, p. 166).
Exception dilatoire. Exception par laquelle le défendeur obtient, en vertu d'une disposition légale, l'ajournement des poursuites engagées contre lui.
P. ext., cour. Qui vise à obtenir un délai, à gagner du temps. Dis à Charles de faire une réponse dilatoire à son libraire (Hugo, Corresp.,1852, p. 48):
... l'accueil dilatoire qui fut fait à notre note donnait à comprendre que les trois attendaient un prochain changement dans la conduite des affaires françaises pour faire passer la muscade. De Gaulle, Mémoires de guerre,1959, p. 282.
Emploi subst., rare. Ce qui est dilatoire. Il [M. Thiers] s'imagine sauver la France actuelle avec du dilatoire, de la temporisation, de l'habileté, de la filouterie politique (Goncourt, Journal,1871, p. 827).
Prononc. et Orth. : [dilatwa:ʀ]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. 1283 dr. excepcions dilatoires (Ph. de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, 236). Empr. au b. lat. jur.dilatorius (de dilatum, supin de differre au sens de « différer, retarder »). Fréq. abs. littér. : 23.