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DÉMENTIEL, IELLE, adj.
A.− Qui relève de la démence caractérisée. Un crime démentiel (cf. démence ex. 1). Le sacrilège exalte en des allégresses furieuses, en des voluptés démentielles que rien n'égale (Huysmans, Là-bas,t. 2, 1891, p. 123):
1. Qui eût entrevu à cet instant, par le trou de la serrure, l'homme encore imposant de vigueur et de santé, si calme par la taille, les massives épaules, le maintien fort et hardi, secoué par un ricanement démentiel, n'en aurait pu croire le témoignage de ses yeux. Quelque chose, dont l'enfer est ordinairement jaloux, se donnait ici sans réserves, avec une brutalité, une insolence inouïes. Bernanos, L'Imposture,1927, p. 368.
B.− P. exagér. Qui est excessif, très déraisonnable, voire inquiétant. Une histoire, une fureur démentielle :
2. On a parlé de « programmes démentiels ». Ce qui est plus démentiel, c'est l'usage qui en est fait, parfois, et cela sous la pression entretenue par l'examen. Capelle, L'École de demain reste à faire,1966, p. 154.
Prononc. : [demɑ ̃sjεl]. Étymol. et Hist. 1. 1883 « propre à, qui relève de la démence » (A. Daudet, L'Évangéliste, p. 126); 2. 1966 « absurde, excessif », supra ex. 2. Dér. de démence*, dément*; suff. -iel*. Fréq. abs. littér. : 11. Bbg. Dub. Dér. 1962, p. 48.