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DÉMARRAGE, subst. masc.
A.− MAR. Déplacement d'un navire dont on défait les amarres pour appareiller ou qui les rompt sous la violence des intempéries. Il y a du démarrage sur la rade (Ac.1835-1932).
B.− Cour., domaine de l'automob., ch. de fer, etc.Action de démarrer; résultat de cette action. Démarrage d'un train de chemin de fer, d'une automobile, d'un avion (Ac.1932).Est-ce qu'elle [La Lison] n'était pas toujours la brave machine obéissante, d'un démarrage si aisé, que c'était un plaisir de la mettre en route (Zola, Bête hum.,1890, p. 145):
1. Jean, qui est un hercule, veut s'amuser à nous mettre en marche sans le secours de la manivelle, par une espèce de démarrage qu'on pourrait appeler automatique (...) bien que l'énergie électrique y soit remplacée par celle des muscles, qui est un peu de même nature, il est vrai. Romains, Knock,1923, I, p. 7.
SYNT. Démarrage lent, pénible, foudroyant, en côte.
SP. Accélération subite lors d'une course pour distancer ses concurrents :
2. Démarrant vite, puis prenant le temps de souffler, elle rejoignait le peloton dans le haut de la ligne droite, soufflait encore, puis laissait tout le monde sur place dans un démarrage foudroyant, et gagnait pourtant très en dedans de son action, à la vitesse moyenne de 1 mn 20 s 4/10. Zitrone, Léon Zitrone vous emmène aux courses,1962, p. 458.
Rem. Sens attesté par Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop., Quillet 1965.
C.− Au fig. et fam. Action ou fait de mettre en route quelque chose. Démarrage d'une entreprise. Crédits de démarrage (L'Œuvre, 7-8 déc. 41). J'amorce le récit à la première personne comme je fais souvent, pour faciliter le démarrage (Mauriac, Bloc-notes,1958, p. 43):
3. Les actes supérieurs, à l'inverse [des actes primitifs], demandent un rassemblement simultané de conditions qui, selon la puissance psychique du sujet, fait leur démarrage plus ou moins long. Les psychasthéniques ne savent pas démarrer et patinent sur leurs obsessions, phobies, etc... Mounier, Traité du caractère,1946, p. 432.
Rem. Ce dernier sens n'apparaît ds les dict. qu'à partir de Quillet 1965 et Lar. Lang. fr.
Prononc. et Orth. : [demaʀa:ʒ]. Ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. 1. 1702 mar. (Aubin, Dict. de mar., p. 314); 2. p. ext. a) 1890 « action de démarrer (d'un véhicule) » (Zola, loc. cit.); b) 1908 « id. (d'un moteur) » (Lar. mens., t. 1, p. 327 a, s.v. démarreur); c) 1892 sp. (Baudry de Saunier, Cycl., p. 371); 3. 1897 au fig (Barrès, Déracinés, p. 539). Dér. de démarrer*; suff. -age*. Fréq. abs. littér. : 49. Bbg. Rog. 1965, p. 98.