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DÉCAN, subst. masc.
A.− [Dans l'astron. de l'anc. Égypte] Dieu secondaire ou astre gouvernant le tiers d'un signe du zodiaque. Les jours de l'année étaient distribués en 36 dizaines présidées chacune par un astre appelé décan (Chauve-Bertrand, Question calendrier,1920p. 36).
Rem. La docum. atteste un emploi du mot au sens de « dieu secondaire de chacun des jours de l'année. » Les trois cent soixante-cinq décans ou démons familiers de chaque jour (Gautier, Rom. momie, 1858, p. 303).
B.− Chacune des trois divisions d'un signe astrologique correspondant à un arc zodiacal de dix degrés. Leurs sous-divisions [des signes] en décans (Dupuis, Orig. cultes,1796, p. 13):
La division du règne de chaque signe [du zodiaque] en trois décans, et l'enchaînement de ces règnes aux mois du calendrier grégorien : les deux premiers décans d'un signe dans un mois plus le premier du signe suivant, fournit une mesure ambiguë à trois ou quatre temps parfaitement adaptée; 12 signes multipliés par trois forment 36 décans... M. Butor, Dialogue avec 33 variations de L. van Beethoven sur une valse de Diabelli,Paris, Gallimard, 1971, p. 93.
Prononc. : [dekɑ ̃]. Étymol. et Hist. 1. 1732 hist. anc. (Trév.); 2. 1796 astrol. (Dupuis, loc. cit.). Empr. au b. lat. decanus terme d'hist. anc. et d'astron. proprement « étoile principale qui occupe 10 degrés d'un signe du zodiaque ». Fréq. abs. littér. : 6. Bbg. Ac. Fr. Dict. de l'Ac. Banque Mots. 1973, no5, p. 99.