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CONTEMPLATEUR, TRICE, subst.
Celui, celle qui contemple.
A.− [Par le sens de la vue] (Celui, celle) qui contemple un être, un objet matériel, une réalité physique :
1. C'est probablement à cette première époque [l'an 4 300 avant notre ère] que les contemplateurs du ciel ont dressé la carte du zodiaque... Chauve-Bertrand, La Question du calendrier,1920, p. 15.
[Emploi en appos. avec valeur d'adj.] Regard contemplateur.
B.− [Surtout par la pensée] Celui, celle qui concentre volontairement son esprit sur un sujet intellectuel ou religieux :
2. Tout en l'univers, pour l'impressionnisme, était flux, donc se prêtant à l'abandon, à la fusion, et s'accordant à ce type d'homme qu'est le promeneur ou le contemplateur. J. Cassou, Panorama des arts plastiques contemporains,1960, p. 180.
[Emploi en appos. avec valeur d'adj.] Brahme contemplateur (A. Daudet, Jack,t. 2, 1876, p. 150).
Rem. Le fém., tant au sens A qu'au sens B, est peu usité.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃tɑ ̃platœ:ʀ], fém. [-tʀis]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Av. 1380 [ms.] « qui contemple, observe » (Bers., T. Liv., ms. Ste-Gen., fo227eds Gdf. Compl.; contemplateurs du ciel); xves. [ms.] « qui s'adonne à la méditation » (De vita Christi, B.N. 181, fo174a, ibid.). Empr. au lat. class. contemplator « celui qui contemple, qui observe »; dès fin xiies. la forme adaptée contemplor [de la divinité] (St Grégoire, Job, éd. W. Foerster, 340, 14). Fréq. abs. littér. : 51.