× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
COLÉRER, verbe.
Vieilli.
A.− Emploi trans. [L'obj. est un animé hum.] Mettre quelqu'un en colère. Ce qui attristait et colérait lord Byron, me fait rire (Balzac, Lettres à l'Étrangère,t. 1, 1850, p. 42).
Rem. Cet emploi est qualifié de provincial par Guérin 1892.
B.− Emploi intrans. [Le suj. est un animé hum.] Se mettre en colère :
Comme on y prévenait ses moindres désirs, d'ordinaire il s'y tenait tranquille, et ne colérait que pour des choses du dehors : par exemple, s'il recevait une lettre dont l'enveloppe portait « 27, boulevard Arago », au lieu de « 27 bis »; on aurait dit alors, à le voir colérer, que le bis était une sorte de particule des chiffres. Montherlant, Les Célibataires,1934, pp. 858-859.
Rem. Cet emploi est qualifié de dial. par Canada 1930.
Emploi pronom. Chère nièce, ne nous colérons point (Balzac, La Duchesse de Langeais,1834, p. 325).
Prononc. et Orth. : [kɔleʀe] ([sə]-). Ds Ac. 1694 avec la mention : ,,vieux``. Étymol. et Hist. 1541 (Amadis, II, 19 ds Hug.), qualifié de ,,vieux`` dep. Ac. 1694. Dér. de colère*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 7. Bbg. Lauren (P.). Contribution à l'hist. du lex. fr. Romania. 1939, t. 65, p. 170.