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COFFRER, verbe trans.
A.− CONSTR. [P. réf. à coffre « coffrage »] Procéder à la pose d'un coffrage autour de quelque chose. Coffrer un pilier :
1. Il faut (...) dès que le sol a été creusé, établir des galeries et, pour cela, aménager les voûtes qui reposeront sur des piliers de bois. On doit, selon l'expression imagée dont se servent les techniciens du chemin de fer sur terrain « coffrer le ciel ». L'Œuvre,8 avr. 1941.
Rem. On rencontre dans la docum. le subst. masc. coffreur ,,ouvrier qui procède à la fabrication et à la mise en place de tous coffrages pour ouvrages en béton`` (Mét. 1955). Coffreur pour béton armé des travaux publics (Encyclop. pratique de l'éduc. en France, 1960, p. 164).
B.− [P. réf. à coffre « meuble servant à enfermer des obj. »] Au fig., fam.
1. Enfermer, mettre en prison. Faire coffrer qqn. Se faire coffrer. Se faire arrêter :
2. Douze gentilshommes furent choisis pour porter cette pièce au roi : à leur arrivée à Paris, on les coffra à la Bastille, d'où ils sortirent bientôt en façon de héros; ... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 201.
2. Emploi pronom. Se coffrer avec.S'enfermer avec :
3. Sa porte était condamnée, sauf à Albert, qui, assez volontiers, venait se coffrer avec lui; ... P. Borel, Champavert,Passereau, l'écolier, 1833, p. 184.
Prononc. et Orth. : [kɔfʀe], (je) coffre [kɔfʀ ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Fér. Crit. t. 1 1787 propose d'écrire cofrer avec 1 seul f. Étymol. et Hist. 1. 1544 coffré « mis dans un coffre » (Matthée, Hist. de Theodorite, 71 rods Quem.) − 1611, Cotgr.; 2. 1562 coffrer en prison « mettre en prison » (J. Thierry, Dict. fr.-lat. ds Gdf. Compl.); 3. 1900 technol. (E.-T. Quinette de Rochemont, Cours de travaux mar., p. 212). Dénominatif de coffre*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 77. Bbg. Sain. Arg. 1972 [1907], p. 87, 276.