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CHRESTOMATHIE, subst. fém.
Anthologie didactique de textes choisis parmi des œuvres d'auteurs classiques. La chrestomathie grecque, arabe (Ac. 1835-1932), La chrestomathie française (Ac. 1878, 1932) :
Vous n'avez donc jamais lu les belles pages de Rousseau contre le duel? C'est irréfutable en vérité; un morceau de chrestomathie littéraire et morale. About, Le Nez d'un notaire,1862, p. 62.
Prononc. et Orth. : [kʀ εstɔmati] ou [-si]. Les 2 prononc. sont admises par les dict. mod. de prononc. (mais cf. déjà Nod. 1844). La prononc. [t] est donnée seule ds Gattel 1841, Besch. 1845 et Littré; la prononc. [s] est donnée seule ds Land. 1834 et DG. La prononc. correcte est [t] mais c'est sous l'infl. des mots en -tie lat. ou gr. qu'on peut entendre [s]. À ce sujet cf. Mart. Comment prononce 1913, p. 338, Rouss.-Lacl. 1927, p. 158, et Buben 1935, § 180. Attesté ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. 1623 réf. au titre de l'ouvrage de Proclus (F. Garasse, Doctrine curieuse..., p. 15 cité par Delboulle ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 453), attest. isolée; 1806 « recueil de morceaux choisis » (S. de Sacy, Chrestomathie arabe, Paris, 1826-27). Empr. au gr. χ ρ η σ τ ο μ α ́ θ ε ι α « recueil de textes utiles ou de morceaux choisis » (ves., titre d'un ouvrage de Proclus cité par Photius ds Liddell-Scott); dér. de χ ρ η σ τ ο μ α θ ε ́ ω « être désireux d'apprendre », composé de χ ρ η σ τ ο ́ ς « bon, utile », et de μ α ν θ α ́ ν ω « apprendre » (v. mathématique). Fréq. abs. littér. : 4. Bbg. Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, p. 372.