× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CHAPELER, verbe trans.
A.− Région. [L'obj. désigne la faux] Battre avec un marteau spécial avant d'aiguiser :
1. ... un gros tronc à peine équarri, équilibré sur trois pieds rustiques, serrait entre ses fibres comme une minuscule croix byzantine l'enclume à chapeler les faux; ... Pergaud, De Goupil à Margot,1910, p. 237.
B.− Réduire en miettes la croûte du pain, en la battant ou en la râpant, pour en faire de la chapelure*. Chapeler du pain (Ac. 1835-78). Vous chapelerez très fin un peu de croûte brune de pain (A. Viard, Le Cuisinier royal,1831, p. 237).
P. ext. Recouvrir de chapelure :
2. Levez la couenne; chapelez-le [le jambon], décorez-le avec des ronds de carottes et de cornichons, ... L.-E. Audot, La Cuisinière de la campagne et de la ville,1896, p. 234.
Prononc. et Orth. : [ʃaple]. Ds Ac. 1694-1932. Fait partie des verbes qui doublent l devant syll. muette : (je) chapelle [ʃapεl], (je) chapellerai [ʃapεlʀ ε]. V. cependant A. Viard supra. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 capler « frapper rudement en combattant, tailler en pièces » (Roland, éd. J. Bédier, 1347); fin xiiies. [date du ms.] chapeler (Renart, éd. E. Martin, VIII, variante du vers 371) − 1611, chapler (Le Levain du Calvinisme, p. 17 ds Hug.); maintenu au sens de « taillader », « frapper » dans toute la partie est de la Gallo-Romania (cf. FEW, t. 2, p. 279) et repris au xixes. chapeler, qualifié de ,,fam.`` (Littré), rare; 2. spéc. 1393 chappeler « réduire en miettes, râper la croûte du pain » (Ménagier, II, 106 ds T.-L.). Du b. lat. *cappulare (attesté sous la forme capulare « découper (un mets, une nourriture) » au vies.), dér. du b. lat. *cappare « id. », lui-même prob. dér. du rad. du lat. vulg. *cappo (capo), chapon* (BL.-W.5; FEW, t. 2, p. 284a; v. aussi Ern.-Meillet, s.v. capulo et capus; Walde-Hofm., s.v. capo). Un rattachement de *cappare au germ. *Kappan (REW3, no4673 a; Dauzat 1973) ou *Kappôn « fendre » (Brüch ds Z. fr. Spr. Lit., t. 50, 1927, pp. 305-306) semble à écarter; d'apr. FEW, loc. cit. et Duden Etymol., p. 310, le néerl. Kappen « couper », néerl. capen (d'où le h. all. kappen), sont au contraire d'orig. romane, v. aussi De Vries Nederl. Fréq. abs. littér. : 1.