× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CENDRIER, subst. masc.
I.− [Correspond à cendre(s) I]
A.− Récipient destiné à recevoir la cendre.
1. Vieilli. Cendrier d'un poêle, d'une cuisinière. Tiroir, placé sous le foyer, où tombe la cendre. P. méton. Poêle. Le bois se faisait derechef rare dans son cendrier et le pain dans sa huche (Hugo, Notre-Dame de Paris,1832, p. 248).
Spéc. [Dans une locomotive à vapeur] Cendrier de foyer.
2. Usuel. Cendrier (de fumeur). Récipient de forme et de dimension variées où les fumeurs font tomber la cendre de tabac.
B.− Subst. et adj., COMM., vieilli. Cendrier, cendrière. Celui (celle) qui vend des cendres propres à la lessive. Marchand cendrier (Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e-20e, Guérin 1892).
C.− ÉCON. DOMESTIQUE. Récipient dans lequel on met les cendres pour en faire usage comme lessive (cf. Besch. 1845, Lar. 19e, Littré, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill.).
II.− [Correspond à cendre(s) II] Vx et littér. Urne cinéraire :
À Tunis au lieu de cendriers d'albâtre dans le cimetière des Hébreux, on aperçoit au clair de la lune des filles de Sion voilées, assises comme des ombres sur les fosses :... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 4, 1848, p. 401.
Prononc. et Orth. : [sɑ ̃dʀie]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1180 [obscur : monde de misère (?)] (Vie de Saint Evroult, éd. F. Daune ds Rom. Forsch., t. 32, 1913, p. 835, vers 2449 : Il trespassa de cest cendrier Quart jour kalendes en janvier); av. 1236 « linge où l'on met des cendres pour la lessive » (Gautier de Coincy, Mir. Vierge, 571, 679 ds T.-L.); 2. fin xvies. « tombeau » (Franç. Perrin, Centuries, 30 rods Hug.) attest. isolée, repris au xixes. supra ex.; 3. a) 1611 « endroit où l'on met les cendres » (Cotgr.), d'où en partic. b) 1680 (Rich. : Cendrier La partie du fourneau où tombent les cendres) [dans le texte de 1511 cité par Gdf. Compl. le même sens attribué à cendrier n'est pas certain]; c) 1890 cendrier de fumeur (DG). Dér. de cendre*; suff. -ier*, prob. calque du lat. class. cinerarius, -a, -um « semblable à la cendre attesté notamment dans des inscriptions funéraires comme subst. neutre cinerarium au sens de « caveau mortuaire » (cf. 2) (iie. s., Corpus Inscriptionum Latinarum, éd. Bormann, Henzen, Huelsen, t. 6, 2epart., 10241). Fréq. abs. littér. : 93. Bbg. Bise (G.). Gloss. du fr. rég. ds la Haute-Broye fribourgeoise. Archivum romanicum. 1939, t. 23, p. 294.