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* Dans l'article "CARAMEL,, subst. masc."
CARAMEL, subst. masc.
A.− ART CULIN., CONFISERIE. Produit de coloration brune obtenu en faisant fondre du sucre par chauffage Crème à la vanille glacée de caramel (Zola, Nana, 1880, p. 1301); une crème liquide au caramel (Huysmans, L'Oblat,t. 2, 1903, p. 45).
P. méton. Bonbon dans la composition duquel entre ce produit. Caramels mous, durs, au café, au chocolat; une boîte de caramels. [Le juge] Ça colle au cerveau comme un caramel au palais (Bernanos, Un Crime,1935, p. 838).
B.− Couleur du caramel :
L'extérieur [de l'église du Sauveur à Copenhague] est en brique, de cette belle brique foncée qui me rappelle nos églises du Sud et prend avec le temps toutes les chaudes couleurs qui vont du caramel clair à l'orange brûlée et du chaudron à un mordoré qui tourne progressivement au prune. Green, Journal,t. 2, 1935-39, p. 110.
Emploi adj. Qui rappelle la couleur du caramel. Sous le gaz verdâtre, ma rue, à cette heure, est un gâchis crémeux, praliné, marron-moka et jaune caramel (Colette, La Vagabonde,1910, p. 11):
En partic., MALTERIE. Le malt caramel est un malt colorant brun, plus riche en extrait que le malt noir (E. Boullanger, Malterie, brasserie,1934, p. 181).
Prononc. et Orth. : [kaʀamεl]. Ds Ac. 1740 sous la forme caramelle subst. fém. Ds Ac. 1762-1932 sous la forme moderne. Étymol. et Hist. 1680 caramel (Rich. : Caramel. Sucre fort cuit, & bon pour le rûme). Empr. à l'esp. caramel(o) « id. », attesté dep. 1601 (Rosal ds Gili), lui-même empr. au port. caramelo « id. », aussi « glaçon » (dep. le xvies., F. A. Pinheiro d'apr. Cor.; cf. aussi cat. caramell « glaçon » ds Alc.-Moll.), prob. issu du b. lat. calamellus, dimin. de calamus « roseau », p. anal. de forme entre le sucre durci ou une stalactite de glace et une tige de roseau (cf. esp. carámbano « glaçon », issu de *calamulus, autre dimin. de calamus). Cette hyp., due à Cor. (s.v. caramelo et carámbano) est préférable à celle qui fait de l'esp. port. caramelo un descendant du lat. médiév. cannamellis « canne à sucre » (REW3, no1602; Dauzat 1973; FEW t. 2, p. 209a), le passage de n à r faisant difficulté. Fréq. abs. littér. : 54.
DÉR.
Caramélé, ée, adj.Qui a la couleur brune du caramel. Ce blanc de l'œil, peu caramélé, tu sais, où la prunelle nage si lestement (R. Martin du Gard, Les Thibault,La Belle saison, 1923, p. 1002). [kaʀamele] 1resattest. 1735 cuis. caramêler « caraméliser » (Cuisinier Moderne, t. 1, p. 97 d'apr. Rouvier ds Fr. mod., t. 24, p. 133); 1877 part. passé adjectivé caramélé (Littré Suppl.); de caramel, dés. -er. Fréq. abs. littér. : 2.
BBG. − Boulan 1934, p. 65. − Gohin 1903, p. 374.