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CAPITAINERIE, subst. fém.
A.− HISTOIRE
1. Charge de gouverneur d'une maison royale; la maison elle-même. Sa terre du Coudray, jolie capitainerie sur les hauteurs de Verneuil (G. Sand, Les Beaux Messieurs de Bois-Doré,t. 2, 1858, p. 32).
2. Charge de l'officier qui s'occupe de la chasse; la circonscription dont il a le commandement. La chasse, (...) ce sont les champs parqués en capitaineries, que le gibier ravageait, sans qu'il fût permis aux propriétaires d'abattre un moineau (Zola, La Terre,1887, p. 79).
3. [En Espagne et dans ses colonies] Province ayant un capitaine général à sa tête. La ville de Nostra-señora-del-Destero, capitale de cette capitainerie [l'île Ste Catherine] où le gouverneur fait sa résidence (Voyage de La Pérouse,t. 2, 1797, p. 33).
B.− MAR. MARCHANDE. Bureau du capitaine de port :
Il y a les cabarets pour les marins, et les cafés pour les gens d'affaires; les agences de navigation, les bureaux de transit, la douane et la capitainerie; le quartier de la gare et les rues ou avenues qui vont de la gare au port; ... T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 63.
Prononc. et Orth. : [kapitεnʀi]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1339 « charge ou circonscription du ressort d'un capitaine » (Saige, Doc. hist. ant. au XVes., relatifs à la seigneurie de Monaco, I, 271 cité par Arveiller ds Fr. mod., t. 25, p. 308); 1575 spéc. d'un capitaine de château ou de maison royale (A. Thévet, La Cosmographie universelle, XX, 1 ds Hug.); 1690 spéc. d'un capitaine des chasses (Fur.) − 1842, considéré comme vieilli par Ac. Compl.; 2. 1933 mar. « bureau du capitaine de port », supra ex. Dér. de capitaine*; suff. -erie*. Fréq. abs. littér. : 20. Bbg. Le Clère 1960.